La plupart des magnolias de la région de Montréal sont aux prises avec des infestations de cochenilles. Abritées sous leur carapace, les cochenilles du magnolia sont difficiles à atteindre. Pour cette raison, le traitement est complexe. Heureusement, chaque année pour une courte période, l’insecte devient vulnérable lorsque les jeunes nymphes sortent de la carapace de leur mère pour aller se fixer ailleurs sur les rameaux. C’est alors que les traitements sont le plus efficace. Depuis quelques jours, on peut apercevoir les nymphes mobiles sur les rameaux des magnolias de la région de Montréal. C’est le moment d’intervenir !
Archives de Catégorie: Insectes et maladies
Le doryphore et la pomme de terre
Le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata) est originaire du Colorado où il s’alimentait principalement sur les plantes sauvages. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, alors que la culture de la pomme de terre s’est répandue, il a progressivement étendu son aire de répartition en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. On le trouve maintenant dans toutes les régions où la pomme de terre est cultivée. Sa présence au Québec a été notée à partir de 1874. Il est aujourd’hui l’un des ravageurs les plus nuisibles en agriculture.

L’adulte est un coléoptère mesurant 1 cm, aux élytres bombés, rayés de jaune clair et de noir. Il hiverne dans le sol à une profondeur de 20 à 25 cm. Lorsqu’il émerge, au printemps, il est incapable de voler pour une dizaine de jours. Et c’est en marchant qu’il part à la recherche de plants de pommes de terre. Il ne prend son envol que lorsque les températures se réchauffent.
La femelle pond ses œufs du mois de juin à la fin du mois de juillet. Les amas de 10 à 12 œufs sont posés sur la face inférieure des feuilles. La larve est rougeâtre. Deux rangées de taches noires ornent chacun des côtés de son corps charnu. À maturité, elle s’abrite dans le sol pour se transformer en pupe jaune orangé. L’insecte complète son cycle de vie en 50 jours. Dans les régions les plus chaudes du Québec, il peut y avoir jusqu’à trois générations par année.

Photographies : David Cappaert, Michigan State University, Bugwood.org
Mesures préventives :
- Favorisez la vigueur des plants en les arrosant et en les fertilisant adéquatement tout au long de la saison de croissance.
- Pratiquez la rotation des cultures. Dans une même parcelle, cultivez chaque année des plantes de familles différentes. Ce procédé réduit les populations de ravageurs tout en préservant l’équilibre des nutriments dans le sol.
- Intercalez des plants de haricots nains et de lin entre les plants de pommes de terre.
- Les adultes et les larves de doryphore sont la proie des oiseaux et de plusieurs insectes prédateurs (coccinelles, chrysopes, punaises prédatrices, carabes). Il est possible de les attirer en cultivant une grande diversité d’espèces végétales. Pour ne pas nuire à ces alliés naturels, les pesticides, même écologiques, ne devraient être utilisés qu’en dernier recours.
- Contrôlez les mauvaises herbes qui croissent à proximité des plantes cultivées. Les zones laissées en friche constituent souvent des abris pour les populations de doryphore.
- Couvrez le sol au pied des plants d’un paillis fait de copeaux ou de débris de taille de thuyas. Ce conifère a des propriétés répulsives.
Méthode de contrôle :
- Faciles à repérer sur les plants, les doryphores peuvent être contrôlés par la cueillette manuelle. Capturez les larves et les adultes et noyez-les dans l’eau savonneuse.
- Soulevez les feuilles et détruisez les masses d’œufs en les écrasant.
- Fabriquez un purin en remplissant la moitié d’un contenant de feuillage de raifort (Armoracia rusticana). Couvrez d’eau. Laissez macérer une dizaine de jours en brassant régulièrement. Filtrez et pulvérisez le produit sur les parties aériennes de la plante.
- En dernier recours, lorsque les populations sont importantes, pulvérisez un insecticide naturel à base de roténone. Suivez attentivement les directives du fabricant. Il est préférable de porter des gants, des vêtements longs et des lunettes lors de l’application de ce produit.
- Le Bt (Bacillus thuringiensis ssp. tenebrionis) peut aussi être utilisé efficacement pour éradiquer le doryphore. L’utilisation du Bt pourrait avoir un impact sur plusieurs insectes utiles, dont l’abeille domestique.
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Les cochenilles
Plusieurs plantes d’intérieur d’origine tropicale peuvent être la proie des cochenilles. L’atmosphère chaude et sèche de nos maisons est idéale pour leur reproduction. Elles s’attaquent entre autres aux asperges, bégonias, coléus, crassulas, crotons, dieffenbachias, dracaenas, ficus, hibiscus, hoyas, lauriers-roses, lierres, pins de Norfolk, poinsettias, violettes africaines. Les cochenilles s’attaquent également à plusieurs espèces végétales de la famille des palmiers, broméliacées et des cactées.

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Les pucerons
Les plantes d’intérieur qui ont passé l’été à l’extérieur sont souvent attaquées par les pucerons. Ces minuscules insectes suceurs se plaisent dans nos maison et ils se multiplient rapidement. Il sont faciles à reconnaitre : Leur corps mou, en forme de poire, mesure entre 1 et 4 mm. Les couleurs varient selon les espèces (vert, rouge, noir, rose, jaune, marron ou bleuâtre). Les pucerons vivent en colonies denses sous les jeunes feuilles, sur les tiges et les boutons floraux. Ils sont mobiles et se déplacent en marchant. Quelques individus sont parfois ailés.
Plantes à risque :
Les pucerons s’attaquent à un très grand nombre de plantes d’intérieur. Les hibiscus, les ficus, le laurier rose et les brugmansias y sont particulièrement sensibles.
Colonie de pucerons, photographie : bobtravis
- Les pucerons sucent la sève de la plante. Lorsque les infestations sont sévères, la plante dépérit et sa croissance ralentit. Le feuillage peut jaunir, flétrir ou se recroqueviller. Les pucerons excrètent un liquide collant et sucré que l’on appelle miellat.
- Une infestation de puceron ne peut à elle seule faire mourir une plante d’intérieur. Cependant, elle l’affaiblit et la rend plus vulnérable à d’autres problèmes.
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Un charançon sur mon balcon
Quand une vigne vierge part à la conquête d’un mur, elle supporte un écosystème complexe qui prospère le temps d’une saison. Si ses fruits acides peuvent être toxiques pour l’être humain, ils font le bonheur des oiseaux. Son feuillage dense permet d’ailleurs à plusieurs espèces de bâtir leurs nids. Depuis plusieurs années, la vigne vierge de mon voisin a envahi mes murs. Elle donne à mon balcon, pour mon plus grand plaisir, l’allure d’une jungle. Certaines années un insecte égaré vient trottiner sur les murs de ma cuisine. Cet insecte débonnaire est un charançon, le charançon noir de la vigne. Originaire du nord de l’Europe, le charançon noir de la vigne est présent en Amérique du Nord depuis 1835. À la nuit tombée, les adultes font des encoches caractéristiques sur le bord des feuilles. Mais des dégâts plus importants peuvent être causés par l’alimentation des larves, sous la surface du sol.
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Les vers blancs et le gazon
Au début de l’été, lorsque le gazon verdoie de tous ses brins, rien ne laisse présager les dégâts qui se préparent sous la surface du sol. Les premiers dommages apparaissent un matin. La terre est retournée comme si on l’avait labourée. La veille, une moufette, un raton-laveur ou une taupe était probablement en quête d’un bon repas. Son odorat très développé a permis à l’animal de découvrir de succulents vers blancs cachés sous la pelouse. Et en creusant, il a transformé le terrain en champ de bataille. Lire la suite
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Le criocère du lis
Introduit en Amérique du Nord vers 1945, le criocère du lis est un bel insecte d’origine européenne et asiatique. Il se multiplie rapidement et peut faire des ravages importants en perforant le feuillage et les boutons floraux des lis. Mais le jardinier vigilant pourra facilement venir à bout des infestations.
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Insectes et maladies
Plusieurs insectes et maladies peuvent faire des ravages au jardin. Ces organismes font partie de la nature et il est impossible de les éradiquer complètement. En adoptant de bonnes pratiques de jardinage et en utilisant certains produits d’origine naturelle, il est possible de protéger les plantes des dommages causés par les insectes et les maladies. Mais les produits verts ont aussi un impact sur l’environnement. Ils peuvent détruire plusieurs espèces d’insectes utiles et ainsi favoriser l’apparition de nouveaux problèmes. Tous les produits doivent donc être utilisés avec discernement, en prenant certaines précautions. Voici quelques liens utiles qui offrent des solutions pratiques et efficaces pour prévenir et solutionner les problèmes d’insectes et de maladies des plantes ornementales.
Pour en savoir plus :
- Maison propre et jardin vert, Ville de Montréal (document PDF)
- Guide d’entretien écologique de la pelouse, Ville de Montréal (document PDF)
- Jardiner sans pesticides, Ville de Montréal (document PDF)
- Ravageurs et maladies, fiches techniques, Carnet horticole du Jardin botanique de Montréal
- Le contrôle écologique des ravageurs, chronique sur Jardinage.net
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La tenthrède du bouleau
Tenthrède du bouleau
Arge pectoralis (Leach)
Nom anglais : Birch sawfly
Famille : Argidae
Les tenthrèdes appartiennent à l’ordre des hyménoptères comme les guêpes et les abeilles. Dès le mois de juin, la femelle découpe sur le bord des feuilles un réseau de fentes où elle dépose ses œufs. À la fin du mois de juin, des groupes de jeunes larves apparaissent sur le pourtour des feuilles qu’elles mangent jusqu’à la nervure principale. Les larves se nourrissent jusqu’à la mi-septembre. À la fin de son développement larvaire, l’insecte se laisse tomber au sol et tisse un cocon soyeux pour hiverner à l’état de pupe dans la litière.

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Les maladies de l’olivier
Nom français : Olivier de Bohème
Nom anglais : Russian olive
Nom botanique : Elaeagnus angustifolia L.
Famille botanique : Éléagnacées
(Le nom du genre Elaeagnus provient du grec, il désigne un arbre qui ressemble aux saules. Angustifolia signifie à feuilles étroites.)
Cet arbre magnifique au feuillage d’argent est originaire de l’Europe de l’Ouest et de l’Asie. La floraison jaune au début du mois de juin est plutôt discrète, mais son parfum est très intense. On raconte que dans certaines régions de la Chine, on interdisait aux jeunes filles de sortir des maisons pendant la période de floraison de l’olivier. On craignait alors que sa fragrance ne les enivre et qu’elles en perdent la raison. Le fruit argenté de l’olivier de Bohème est coriace, il mûrit vers le mois de septembre. Un arbuste indigène au Québec lui ressemble beaucoup. Il s’agit du chalef argenté (Elaeagnus commutata Bernh.). Le feuillage est plus large et il ne dépasse pas 4 m.
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