Archives de Catégorie: Coups de coeur

Un vœu

Dans le cadre du « Blog Action Day 2009 », je vous propose une vision très personnelle de ce que pourrait devenir ma ville. Parce que les utopies peuvent parfois être utiles.

Montréal, août 2018

— T’as tout ce qu’il te faut, t’es certain ?
— Oui, oui, je vais être en retard, là !

Depuis une semaine, Alexis est surexcité. Ce soir, il s’en va camper avec son club des jeunes naturalistes. Ils ont déjà monté les tentes au parc Lafond. Ils passeront une partie de la nuit, étendus dans le gazon, pour admirer les perséides. Je me souviens que lorsque j’étais jeune, il était difficile de voir une étoile à Montréal. Alors une étoile filante, c’était une chance improbable. Heureusement, les temps changent… Lire la suite

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L’histoire des choses

La suite sur le site d’Annie Leonard…

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Le jardin des Hospitalières

En plein cœur de la ville de Montréal, abritées des regards et des convoitises par de hauts murs, des religieuses entretiennent depuis des siècles un jardin magnifique ainsi qu’un immense verger. Après la mort de Jeanne Mance en 1673, ces religieuses deviennent administratrices de l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Montréal. À cette époque, la congrégation devient un institut cloîtré et prend le nom de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Le jardin d’influence française avait d’abord une fonction nourricière, mais il accueillait également des plantes médicinales et ornementales. Il permettait aux convalescents de renouer avec la nature. Bien avant que la science ne confirme le lien entre la santé et un environnement naturel, les hospitalières avaient eu l’intuition des vertus curatives du jardin. Lire la suite

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Saveurs d’été : L’hémérocalle


Photographie : Nemo’s great uncle

Fiche technique :
Nom botanique : Hemerocallis cv.
Nom français : Hémérocalle
Nom anglais : Daylily
Famille botanique : Liliacées
Ensoleillement : soleil-mi-ombre
Hauteur : de 30 à 90 cm selon la variété

Le nom « Hemerocallis » vient du grec et signifie « beauté d’un jour ». Pendant la période de floraison, chaque fleur s’ouvre en matinée et se referme au coucher du soleil. Elle fane et tombe le jour suivant. Selon les cultivars, les fleurs vont du jaune au bourgogne en passant par toutes les teintes d’orangé, de rouge, de rose et de blanc. Les fleurs peuvent être bicolores et sont souvent parfumées. On reconnaît facilement les hémérocalles par leur feuillage linéaire recourbé, toujours attaché à la base du plant. Les fleurs de toutes les hémérocalles sont comestibles. Le goût subtil, citronné ou épicé, varie selon les variétés. Comme chaque fleur ne dure qu’un seul jour. Il n’y a pas de raison de se priver de ce plaisir estival.

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Les trois soeurs

Il y a très longtemps, une femme est tombée d’un village, de l’autre côté du ciel. Deux oies blanches l’ont rattrapée en vol. Longtemps, elles ont survolé la mer en quête d’une île pour la déposer, mais il n’y avait pas de terres en vue. C’est finalement un crapaud qui accepta de cracher la première terre où les oies déposèrent cette femme tombée du ciel. Pour nourrir ses enfants, les premiers hommes, cette femme offrit son corps. De ses pieds naquirent les courges qui courent sur le sol. De ses doigts naquirent les haricots qui s’agrippent aux branches et s’élancent vers le soleil. Et de ses seins naquit le maïs, la base de l’alimentation des peuples hurons-wendat.

Pendant les siècles qui ont suivi, la nation huronne-wendat apprit à cultiver ensemble ces trois plantes. Le maïs sert de tuteur aux haricots qui, en retour, enrichissent le sol en captant l’azote de l’air. Les courges couvrent le sol de leurs feuilles larges. Le sol garde ainsi sa fraîcheur et les mauvaises herbes ne peuvent s’y implanter. À l’arrivée des premiers européens, les champs de maïs de la Nation huronne-wendat couvraient des kilomètres.
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Sanguinaria canadensis

La fleur craintive de la sanguinaire fait une apparition, pour une dizaine de jours, vers la fin d’avril. Comme une étoile, elle s’épanouit au-dessus d’une feuille unique, délicatement lobée. La belle s’enroule dans ce manteau que l’on croirait taillé dans une jeune pousse d’épinard. Dès que midi est passé, les pétales se redressent et l’inflorescence se referme lentement pour la nuit. Le cœur de la plante renferme un latex rouge sang que les Amérindiens utilisaient comme teinture. Les sanguinaires percent les décombres de l’hiver pour appuyer leurs fronts contre le ciel. Elles forment de grandes colonies sous les arbres encore dénudés. Ce spectacle émouvant m’a fait m’arrêter sur le sentier du Bois-de-Liesse. Le temps d’une inspiration, le temps d’y croire.

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