Dans le langage courant, une plante est dite « envahissante » lorsqu’elle est très vigoureuse et qu’elle se multiplie sans avoir besoin des soins du jardinier. Cette particularité peut être un problème dans une plate-bande bien ordonnée. Mais elle peut devenir un formidable avantage dans les milieux où les conditions sont difficiles : pauvreté du sol, salinité, sécheresse. Le lilas commun (Syringa vulgaris), par exemple, s’est échappé de culture. Il pousse désormais à l’état sauvage. Sa présence ne nuit aucunement aux plantes natives de la région.
Il existe cependant des espèces dont la vigueur est telle, qu’elles mettent en péril la survie des espèces indigènes. En occupant tout l’espace, elles étouffent les végétaux moins vigoureux et réduisent la diversité des milieux. On les appelle espèces exotiques envahissantes. Le roseau commun (Phragmites australis), qui a colonisé les abords des autoroutes du Québec, est un exemple. Ces végétaux ont été introduits dans nos régions de façon accidentelle ou intentionnelle, et elles sont particulièrement difficiles à éradiquer. Il faut donc éviter le plus possible de cultiver ces plantes dans nos jardins. Lire la suite
