Il y a très longtemps, une femme est tombée d’un village, de l’autre côté du ciel. Deux oies blanches l’ont rattrapée en vol. Longtemps, elles ont survolé la mer en quête d’une île pour la déposer, mais il n’y avait pas de terres en vue. C’est finalement un crapaud qui accepta de cracher la première terre où les oies déposèrent cette femme tombée du ciel. Pour nourrir ses enfants, les premiers hommes, cette femme offrit son corps. De ses pieds naquirent les courges qui courent sur le sol. De ses doigts naquirent les haricots qui s’agrippent aux branches et s’élancent vers le soleil. Et de ses seins naquit le maïs, la base de l’alimentation des peuples hurons-wendat.
Pendant les siècles qui ont suivi, la nation huronne-wendat apprit à cultiver ensemble ces trois plantes. Le maïs sert de tuteur aux haricots qui, en retour, enrichissent le sol en captant l’azote de l’air. Les courges couvrent le sol de leurs feuilles larges. Le sol garde ainsi sa fraîcheur et les mauvaises herbes ne peuvent s’y implanter. À l’arrivée des premiers européens, les champs de maïs de la Nation huronne-wendat couvraient des kilomètres.
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